Pollutions numériques & Bonnes pratiques 🌍

La semaine dernière, je vous donnais plein de bonnes raisons de digitaliser votre entreprise. Sauf que ceux qui connaissent mes convictions écologiques ont dû penser que j'avais perdu la tête… Eh bien non, parce qu'un numérique responsable c'est possible, et parce que la pollution revêt bien des aspects.

Inès Leonarduzzi m'a beaucoup inspirée lors de son intervention à BIG 2020 * .
Avec son ONG Digital for the Planet elle milite pour un numérique écologique et une transition numérique durable ♻ Mais surtout, elle m'a fait prendre conscience que la pollution numérique est bien plus variée qu'on ne le pense. 🤔

Bien sûr il y celle que nous connaissons tous : la pollution numérique environnementale.
- la fabrication des appareils que nous utilisons quotidiennement est un gouffre à matières premières, rares pour certaines.
- la gestion du recyclage est mauvaise et insuffisante. Selon elle, 20% seulement des appareils jetés sont recyclés et des millions d'appareils inutilisés dorment dans nos placards, autant de déchets en devenir…
- on parle aussi beaucoup des datacenters énergivores, de ces milliards de mails échangés qui font plusieurs fois le tour de la terre, de ces vidéos qu'on regarde en streaming… dont on compare le bilan carbone avec des kms parcourus en voiture. Aussi importante soit-elle, cette pollution n'est pourtant qu'un grain de sable à côté des 2 précédentes…

Ensuite, il y a la pollution numérique intellectuelle.
En vrac, on parle là de l'impact sur le cognitif et sur ses interactions avec les autres, des troubles du sommeil (ondes, notifications, lumière bleue…), des addictions et de la dopamine (mais si, vous la connaissez bien la dopamine, c'est cette hormone qui vous fait scroller pendant des heures votre fil d'actu et comptabiliser fébrilement le nombre de like sur votre dernier post… comme si vous n'aviez rien d'autre à faire !), etc.

Ensuite, il y a la pollution numérique sociétale.
- Le langage s'appauvrit (on utilise moins de mots), tout est binaire "j'aime / j'aime pas", les opinions brutes (sans argumentation) remplacent les réflexions…
- Nos données ne nous appartiennent plus. RGPD ou pas, il est devenu impossible de maîtriser l'ensemble de ses données.

A ce stade, j'ai plombé l'ambiance… alors REVEILLONS-NOUS et prenons les choses en main !
Et la solution passe par de la pédagogie et de la rééducation.

Bonne pratique n° 1 : éveillons les consciences ! 💡
Trop peu de gens sont conscients de ces 3 aspects de la pollution numérique. Prendre conscience d'un problème, c'est déjà le soigner en partie ! Alors parlons-en, avec nos amis, voisins, collègues, familles… et réfléchissons à ce que nous pouvons faire au quotidien pour réduire cette pollution. Il n'est évidemment pas question de rejeter le numérique (cf. mon article de la semaine dernière 😉) mais d'instaurer une relation saine avec nos outils du quotidien.

Inès nous dit que c'est comme un médicament, puissant mais dangereux, qui peut nous guérir mais aussi nous tuer en cas d'overdose… A méditer !

Bonne pratique n° 2 : passons à l'acte !
Que faire concrètement pour réduire la pollution à notre niveau ?
- changer moins souvent d'appareil, réparer quand c'est possible, acheter d'occasion…
- utiliser le wifi plutôt que la 4G de son smartphone quand on est chez soi et un câble plutôt que le wifi pour son ordinateur.
- éteindre les appareils, ne pas les laisser en veille (facile avec une multiprise à interrupteur !), éteindre sa Box quand on n'est pas chez soi (ok, en ce moment c'est rare !!).
- bannir le téléphone de la chambre à coucher (ou le mettre en mode avion s'il sert de réveil).
- surveiller son langage sur les réseaux sociaux et la consommation internet des plus jeunes.
- supprimer les cookies et utiliser des mots de passe complexes qu'on change régulièrement.
- changer moins souvent d'appareil, réparer quand c'est possible, acheter d'occasion…
- supprimer la plupart des notifications de son smartphone, le mettre dans un tiroir pour se concentrer sur son travail (ou pendant le diner en famille !) et limiter sa consommation de jeu et de réseaux sociaux (il existe des applis pour bloquer une appli au-delà d'un certain temps passé dessus parait-il !!!!!!!!!!!).
- d'autres idées ??

Et voilà, maintenant vous savez et vous avez des idées pour commencer ! Alors pas d'excuses pour procrastiner. Go !
Et
OUI, chaque petit geste compte !
N'oublions pas qu'un tsunami 🌊 n'est finalement que la somme de milliards de petites gouttes d'eau 💧…

* "Le numérique écologique, c'est possible ?" animé par Inès Leonarduzzi Digital for the Planet, Bpifrance Inno Génération (BIG), 01/10/2020.

Pour en savoir plus :
- Planet Tech'Care (Syntec Numérique)
- GreenIT

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